Glose : la plateforme de lecture du 21ème siècle pour le grand public, les écoles et universités

Nicolas Princen : A 23 ans, j’ai eu le privilège de rentrer au Palais de l’Elysée et de devenir le conseiller du Président de la République sur les nouvelles technologies. Pendant cinq ans, j’ai travaillé à essayer de comprendre et construire des politiques qui allaient favoriser le numérique et infuser dans toute la société. J’ai eu l’opportunité de rencontrer des gens incroyables comme Mark Zuckerberg, Larry Page ou Bill Gates. Très vite j’ai été convaincu que le plus grand impact et la chose la plus importante pour le futur, ça allait être l’interaction entre les technologies et l’éducation.

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En 2011, c’était le début du printemps arabe. On assistait à la mort de certaines tyrannies. La question que l’on se posait tous à cette époque c’est : « qu’est ce qu’il va se passer après? ». L’histoire a prouvé que le plus difficile ce n’est pas de faire tomber les tyrannies mais c’est de construire des démocraties. Et la première brique pour construire une démocratie c’est l’Education. C’est de ce constat qu’est né Glose. Fondamentalement  l’éducation c’est le livre. C’est la lecture. C’est l’activité qui demande le plus d’énergie parce que c’est l’activité qui permet de mieux mémoriser, de mieux ingérer le contenu.

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La lecture aujourd’hui est peut-être plus difficile qu’avant parce qu’on vit dans un monde de médias, de distraction permanente. La lecture demande de la concentration et du temps. Chez Glose, la question que l’on se pose c’est comment aider les gens et les encourager à lire plus. On s’est dit que si on appliquait un peu de la logique d’encouragement que proposent les réseaux sociaux et applications aujourd’hui, à la lecture et si on pouvait aider les gens à lire ne serait-ce que 5% de plus, on est sûrs qu’on les rendrait 5% plus riches, plus inspirés et plus cultivés.

En mai 2012, après la défaite de Nicolas Sarkozy, j’ai eu beaucoup de belles propositions. Mais l’idée de ce qu’allait devenir Glose me hantait déjà et m’empêchait de dormir la nuit.

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Quand on monte une startup il n’y a pas de raccourci. Dans un premier temps on rencontre beaucoup de personnes. Certaines avec qui le courant ne passe pas et d’autres avec la même ambition que la votre et des compétences extraordinaires. C’est comme ça qu’Arthur a rejoint l’aventure. Il a commencé modestement en tant que stagiaire mais très vite il est devenu le principal bâtisseur de notre plateforme. C’est également de cette manière qu’est arrivé Thomas qui travaillait avant chez Google et qui est un obsédé de la construction de produit. Il adore construire, façonner. C’est de cette manière que s’est forgé au fil des mois le trio fondamental de Glose.

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Les débuts d’une startup sont toujours très fragiles. Il y a notamment un jour qui m’a beaucoup marqué dans notre aventure. Je me souviens d’un jour où Arthur est venu me voir pour m’expliquer que Google lui faisait une très belle offre. Je n’étais pas plus surpris que ça parce que je connaissais sa valeur, mais c’était un moment, même si je savais qu’il allait arriver, que je redoutais depuis longtemps. C’était très difficile pour lui de refuser une telle offre mais en même temps je sentais qu’il attendait de ma part que je lui donne des raisons de rester. On a beaucoup discuté et je sentais qu’il était déjà très accroché à Glose. Il a une passion authentique pour notre mission, lui même étant un grand lecteur. Il a finalement décidé de rester et ça a été pour moi un moment très fort, déterminant qui illustrait à la fois la fragilité d’une entreprise humaine et en même temps, quand on dépasse ce genre d’épreuves, la solidité du lien entres les personnes et de l’utilité d’avoir une mission très forte.

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Très vite on comprend que Glose c’est un très gros projet parce que c’est la combinaison de trois choses. D’abord c’est un réseau social avec l’architecture adaptée. Deuxièmement c’est une interface de lecture enrichie. Quand vous lisez sur Glose, vous avez beaucoup de fonctionnalités qui permettent de créer des groupes de lecture, d’échanger avec d’autres personnes. Et enfin c’est une librairie de contenus. Faire une belle plateforme de contenu sans livres, ça ne sert à rien. Du coup, assez vite, nous nous sommes rendus compte qu’il fallait signer des contrats avec des éditeurs pour pouvoir diffuser leurs livres.

L’équipe technique avait pour mission de construire le MVP (Minimum Viable Product) de la plateforme le plus rapidement possible depuis Paris. Moi de mon côté, il fallait que je parte aux USA, négocier avec des éditeurs et signer des contrats pour qu’ils acceptent de nous donner accès à leurs catalogues de livres. Je ne connaissais rien à ce monde mais je me disais que si on arrivait à conquérir l’Everest, toutes les montages ensuite seraient plus faciles. Ca a mis du temps, mais je crois que c’était le bon pari parce quand on réussit par exemple à signer Pengouin Random House à New-York, le plus gros éditeur au monde, tout va plus vite après.

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Arthur Darcet : Rapidement je me suis focalisé sur le système d’import des livres dans la plateforme ainsi que la gestion des contenus qui permet de préparer les livres pour la lecture, gérer les DRM, les servir à nos utilisateurs et les envoyer sur les téléphones. Il y a beaucoup de difficultés dans le projet. C’est très ambitieux car on essaye à la fois de construire une plateforme de lecture, un site de e-commerce et un réseau social. Au dela de ça on a accès à tous les contenus des éditeurs. C’est une source de savoir fabuleuse. Tout ce savoir, on essaye de l’exploiter pour en extraire toute la connaissance de manière aussi automatique que possible. On fait beaucoup de machine learning et de mathématiques appliquées pour traiter le texte et en extraire les passages intéressants, les noms de lieux, de personnes et pour essayer de connecter tout ça.

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Nicolas Princen : Glose aujourd’hui c’est un peu plus de 300 000 utilisateurs. La grande nouveauté c’est que grâce à notre plateforme, on commence à servir des audiences au delà même de la marque Glose. On est à un moment un peu charnière puisque dans les mois qui viennent, nous allons passer de quelques centaines de milliers à plusieurs millions de personnes qui vont utiliser Glose. La technologie derrière la plateforme Glose nourrit des applications tierces comme des applications d’auteurs, d’éditeurs ou de libraires. Ce qu’on cherche à faire c’est à créer le standard pour la lecture du 21ème siècle sur les écrans.

Nous ce qu’on aime avec Glose, c’est le fait de développer une infrastructure, une communauté. On pense que dans le monde de demain n’importe qui, où qu’il soit, devra avoir accès au moins à une bibliothèque qui lui permettra d’accéder à un savoir large et profond. Imaginez-vous, si demain chacun d’entre nous à accès à ne serait-ce que 500 livres, il a assez pour une vie de connaissance et d’inspiration. Tant qu’on aura pas atteint cet objectif, nous n’aurons pas terminé notre mission.

 

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La team

Nicolas Princen

Nicolas a fondé Glose en 2014. Ancien élève de l'École Normale Supérieure (philosophie) de Sciences Po Paris, et HEC (Entrepreneurs), il est encore étudiant en 2007, lorsqu'il mène une étude l'impact d'Internet sur la vie politique et devient directeur de campagne numérique de Nicolas Sarkozy. En mai 2007 il devient

Arthur Darcet

Arthur est lead back-end. Initialement arrivé comme stagiaire, il devient rapidement le principal architecte de la plateforme. Chez Glose son territoire est immense, c'est pourquoi il se déplace exclusivement à vélo. Tenté un moment par la recherche après l'Ecole Polytechnique et un Master de Computer Vision à l'Ecole Normale

Thomas Ricouard

Passionné des technologies mobiles et des startups, mais aussi par les histoires de science-fiction, Thomas rejoint Glose dans les premiers mois après avoir travaillé chez Google à Paris. Très attiré par les belles les interfaces, Thomas aime faire de belles animations, du blur, du bounce (jamais trop, non non).

Anne Catel

Amoureuse des livres sous tous leurs aspects, fan de Stephen King et Haruki Murakami, Anne se tourne naturellement vers le milieu de l’édition. Elle a étudié à la fois la composition traditionnelle au plomb, la calligraphie, le dessin de lettre et la mise en page à l'École Estienne, qu’elle complète avec une formation en multimédia à l'École Gobelins.

Alexandre Barbier

Après des études d'ingénieur à l'EPITA, il participe à la fondation de plusieurs start ups mobiles à Paris et New York, dont Voice - la meilleure application de sondage. Expert en développements iOS et Android, il est un couteau suisse du dev,

Mathieu Savy

Mathieu est développeur frontend chez Glose depuis l’année dernière. Il s’occupe de développer avec amour le site web de Glose, ainsi que ceux des autres produits comme BookShots, l'application construite par Glose pour James Patterson. Passionné de plongée sous marine