WINGiT : l’algorithme plus fort que Pariscope et Télérama pour trouver les meilleurs événements

WINGiT est la seule application à dénicher en temps réel tous les événements postés sur les réseaux sociaux, par les locaux.

 

Fondateurs :

Alban Sayag

 

Quelques chiffres :

Aventure lancée en 2012
Fonds levés : 5 millions d’euros
500 000 utilisateurs repartis sur 15 pays et 170 villes

 

WINGiWINGiTT

Trouver son idée à la sortie d’un restaurant

Alban Sayag : J’ai lancé cette aventure devant un problème simple que l’on a tous rencontré. Après avoir fini un bon restaurant, on se demande souvent ce que l’on pourrait faire après. J’ai cherché mais il n’y avait pas vraiment de solution qui répondait à ça. C’est comme ça que j’ai eu envie de créer une application qui permettait ça. Au départ, l’idée se voulait assez simple. Les autres utilisateurs qui sont autour de moi, autour du restaurant où je suis par exemple, pourraient me dire ce qu’ils sont en train de faire. Ils partagent ce contenu et je le récupère. Non pas en fonction du fait que l’on soit amis, mais en fonction de notre centre d’intérêt et de notre géolocalisation.

WINGiT

Il y avait surement pas mal de sites à l’époque mais pas sur mobile, pas d’application. Beaucoup de sites web comme ils en existent encore aujourd’hui pour aller rechercher des événements, comme par exemple les grandes billetteries, mais on était pas sur l’horizon temps qui nous intéressait, pas sur l’immédiateté et surtout pas sur l’ultra géolocalisation. C’est comme ça que j’ai compris qu’il y avait un besoin et que j’ai donc voulu créer cette application.

WINGiT

Il y a eu plein d’étapes, bien entendu, après cette envie de créer cette application et notamment une première étape importante qui était de se rendre compte que cette information que l’on recherchait, était disponible sur les réseaux sociaux. Mais il y avait une énorme difficulté à aller la chercher. On ne peut pas suivre tout le monde sur Twitter. On ne peut pas suivre tout le monde sur Facebook. Il fallait plutôt une technologie qui allait chercher le contenu et qui me la donnerait au bon moment au bon endroit quand j’en ai besoin. WINGiT, c’est donc un système de recommandation d’événements basé sur un algorithme qui va chercher l’information sur les réseaux sociaux. On analyse en continu et en temps réel, toutes les conversations publiques, des tweets, des photos Instagram, des posts Facebook… et on en retire des bons plans sorties que l’on va pousser à la bonne personne, au bon moment, au bon endroit.

WINGiT
« On ne peut pas suivre tout le monde sur Twitter. On ne peut pas suivre tout le monde sur Facebook. Il fallait plutôt une technologie qui allait chercher le contenu et qui me la donnerait au bon moment au bon endroit quand j’en ai besoin. »

Développer une version bêta et aller la tester à New York

Alban Sayag : J’ai commencé ça un peu en solo. Moi d’un côté, qui ai eu une idée et, de l’autre côté, quatre développeurs en Inde. Quand on a son idée à la sortie du restaurant, c’est bien mais ça ne vaut rien tant qu’on ne conceptualise pas un peu la chose. Il faut traduire ça en quelque chose d’un peu plus précis et notamment en un produit. Et tout de suite après ça, trouver les premiers ingénieurs développeurs qui vont travailler avec toi sur le sujet pour faire un premier proto. Dans mon cas, ça a été assez simple. A l’époque, je quittais un grand groupe qui s’appelle Cap Gemini à qui j’avais revendu ma société précédente. J’ai simplement repris d’anciennes équipes qui travaillaient avec moi à cette époque. Je les connaissais très bien et c’était, à titre personnel, des amis. On a démarré comme ça. Comme c’était des équipes en Inde, ils sont venus me rejoindre en Belgique où j’étais à l’époque. On a passé une très grosse semaine, un peu en mode « war room », à mettre au point ce que serait le squelette du produit puis on a commencé à développer.

WINGiT

On a commencé comme ça en itérant avec une première version bêta que l’on a lancé à New York, ce qui est assez inédit. On a voulu aller là où il y avait beaucoup d’événements et là où on utilisait beaucoup les réseaux sociaux en 2011. Aujourd’hui, ça parait évident, mais il faut se remettre dans le contexte de l’époque. Il y avait de vraies différences entre les Etats-Unis et l’Europe. Nous sommes allés tester notre concept là-bas pour ensuite revenir en France. C’est très important d’aller confronter son idée avec de vrais utilisateurs. Ça nous a permis de comprendre qu’il fallait passer d’un modèle où les utilisateurs généraient le contenu à un modèle où on leur apporte un contenu qui est déjà existant sur les réseaux sociaux mais auquel ils n’ont pas accès. C’est très important de trouver ces clefs là. Ca permet d’avoir quelque chose qui commence à avoir une première traction, quelques dizaines de milliers d’utilisateurs.

WINGiT

Elsa Duperray : Je suis journaliste de base. Quand Alban m’a proposé de rejoindre l’aventure, je n’ai pourtant pas hésité. C’est un ami de longue date en qui j’ai une très grande confiance. L’application en elle même et l’idée de ce qu’il voulait en faire m’ont donné envie de le rejoindre. Quand il a lancé sa version bêta à New York, je suis allé le voir. On a testé ensemble l’application mais moi vraiment en tant qu’amie sur place. On est allé coller des stickers dans Brooklyn pour faire parler de l’application. Je crois que c’est là ou je me suis pris au jeu. L’idée de lancer quelque chose qui potentiellement peut aider les gens à se cultiver ou s’amuser, était très intéressante.

WINGiT
« On a voulu aller là où il y avait beaucoup d’événements et là où on utilisait beaucoup les réseaux sociaux en 2011. »

Première de levée de fonds et premiers recrutements

Alban Sayag : Avec cette première bêta et ces premiers retours, nous avons pu aller voir des investisseurs pour essayer de faire une première levée de fonds. C’est ce que nous avons fait en décembre 2013 en France. On a levé un petit peu moins d’un million d’euros avec une idée très simple qui était que puisque ça fonctionnait plutôt bien sur un marché pilote qui est New York, on avait besoin d’aide avec du financement pour répliquer ça dans un certain nombre d’autres villes. On a lancé Londres, Paris et Tel Aviv à l’époque. On a essayé de reproduire ce succès sur un périmètre un peu plus large. Là encore, ça a plutôt bien fonctionné avec beaucoup d’adaptation produits aux cultures, aux villes évidemment. Il a donc fallu créer nos premières équipes et devenir une vraie startup organisée.

WINGiT

On a d’abord eu deux postes clefs à recruter. Dans un premier temps, une responsable marketing et communication dont le principal objectif à l’époque était de faire connaître l’application auprès des utilisateurs mais aussi des business : bars, restaurants, clubs … pour qu’ils puissent faire la promotion de leurs événements sur l’application. C’était Elsa.
Dan un second temps, pour renforcer l’aspect technologique des choses car c’est un algorithme assez complexe, il a fallu que l’on construise notre propre équipe de développeurs en interne. Développer un algo aussi complexe avec des ingénieurs qui sont en Inde, c’est vraiment très difficile voire impossible.

WINGiT

Hy-Bien Nguyen : Il y a deux ans, j’ai rencontré Alban qui m’a parlé de WINGiT et des premiers résultats qu’il avait obtenus dans les quatre premières villes. Il cherchait un CTO. Moi de mon côté, je cherchais une aventure entrepreneuriale et rejoindre une toute petite équipe pour monter quelque chose d’intéressant au niveau technique. Le plus gros challenge auquel il fallait faire face au départ était d’automatiser l’algorithme avec des techniques de machine learning et d’intelligence artificielle pour comprendre la sémantique des messages sur les réseaux sociaux et pouvoir développer WINGiT dans 150 villes et plus de 15 pays. Ce challenge me passionnait.

WINGiT

On a commencé à travailler avec l’équipe qui avait développé la première version en Inde. Quand je suis arrivé, il y avait une petite équipe de développeurs en Inde. C’était passionnant mais difficile. Le développement était bien fait mais pas industrialisé et pas scalable. J’ai donc repris en main le développement côté serveur pour automatiser l’algo. Le quotidien avec les indiens, c’était de les appeler tous les jours, de vérifier qu’ils avaient bien tout fait… C’était beaucoup de management. Le travail était bien fait mais très lourd à suivre. On a donc décidé avec Alban de monter des équipes en France à Paris. Cela permettrait de mieux suivre ces équipes et d’avoir des développeurs plus autonomes.

WINGiT
« Puisque ça fonctionnait plutôt bien sur un marché pilote qui est New York, on avait besoin d’aide avec du financement pour répliquer ça dans un certain nombre d’autres villes. »

Pivoter pour trouver son Business Model

Alban Sayag : On a ensuite continué à ouvrir des villes de manière un peu plus intensive. On se rapprochait d’une seconde levée de fonds. On dépassait plusieurs centaines de milliers d’utilisateurs, environ 150 000 à l’époque, mais toujours avec un business model qui reste à démontrer. On a un produit qui fonctionne bien, qui est adopté par une communauté mais, comme ça se voit souvent avec les applications mobiles, avec une certaine difficulté à avoir un modèle économique totalement viable.

WINGiT

L’idée de l’époque est de se dire que comme nous faisons des recommandations d’événements, nous allons vendre des billets pour y assister. On souhaitait être des sous-traitants de la Fnac, de Ticketmaster… et toucher des micro transactions sur les ventes de billets. Mais c’est quelque chose de vraiment compliqué à tenir dans la durée parce qu’on gagne très peu d’argent mais qu’on en dépense beaucoup pour aller chercher ces utilisateurs qui vont aller acheter ces billets. Il est indispensable de faire énormément de volume pour réussir avec ce modèle. Pour le moment, aucun acteur sur le marché n’a réussi à le faire fonctionner.

WINGiT

En juin 2015, nous faisons une seconde levée de fonds d’un peu plus de 2,2 millions d’euros avec l’idée de se développer de manière encore plus large. Ça nous a permis de passer de 4 à 150 villes. On est vraiment devenu un service global mais on en est arrivé à un stade où le produit était mature mais avec lequel on ne réussissait pas à démontrer un modèle économique viable. Il fallait donc que l’on trouve un business model différent. Au même moment, on se rend compte que nos contenus qui sont publiés dans WINGiT grâce à l’algorithme, intéressent beaucoup de personnes et notamment beaucoup de médias : de la presse ou alors des transporteurs qui ont pour la plupart des pages « culture » ou « destination ». Ce sont des pages qui sont très compliquées à alimenter.

WINGiT

Ces personnes là étaient très preneuses de notre contenu. On a donc commencé à développer une API pour ces sociétés , qui ont pris leurs contenus et de manière très naturelle nous sommes devenus un réseau publicitaire. Notre audience a bondi en utilisant celles des publishers de notre réseau. Nous sommes passés à plus de 3 millions d’impressions mensuelles que l’on peut délivrer sur notre réseau avec des gros partenaires publisher comme la SNCF ou comme HTC. Notre modèle économique a pu évoluer. Il ne s’agissait plus de vendre des billets mais de faire la promotion d’événements sur le réseau que nous étions en train de créer. On se retrouve dans un modèle de ad network classique avec des annonceurs qui veulent faire la promotion de leurs événements.

WINGiT

Ils poussent donc des événements sponsorisés sur l’application WINGiT mais aussi sur tout le réseau des partenaires éditeurs que l’on a. Avec ça, nous avons trouvé un business model qui fonctionne. La technologie est restée identique. Notre application WINGiT est simplement devenue un média de plus dans notre network.

WINGiT
« Le produit était mature mais on ne réussissait pas à démontrer un modèle économique viable. Il fallait donc que l’on trouve un business model différent. »

A l’attaque du marché américain

Alban Sayag : Aujourd’hui, on en est à un stade hyper intéressant qui est celui que l’on cherche un peu tous quand on crée a startup. Le modèle est validé. On sait que ça fonctionne. Le produit plaît, le modèle économique est viable. On est maintenant dans une dynamique d’exécution à plus grande échelle. La base d’audience est mondiale. En revanche le modèle économique est français. L’idée est donc de répliquer ça un peu partout en Europe et aux Etats-Unis qui est un gros marché potentiel pour nous. C’est pour cette raison que l’on démarre un nouveau tour de table qui sera de 5 millions d’euros et qui sera vraiment dédié à ça : bâtir de grosses équipes commerciales. Aujourd’hui, nous avons un responsable Sales qui est Pierre de Navacelle. L’idée c’est que l’on soit entre 12 et 15 commerciaux à la fin de l’année 2017.

WINGiT

C’est souvent compliqué de créer un business global mondial sans être présent dans la Silicon Valley. C’est une étape que l’on entreprend maintenant à un stade où l’on sait que le produit est mature. On s’établit là-bas à partir de mars avec l’aide de The Refiners qui va nous aider à remettre en perpective notre produit pour le marché américain. On fera grandir WINGiT depuis là-bas sur le marché américain mais de façon globale aussi. L’idée c’est de mettre en place une équipe commerciale sur place là-bas et de garder l’équipe technique en France.

WINGiT
« On s’établit là-bas à partir de mars avec l’aide de The Refiners qui va nous aider à remettre en perpective notre produit pour le marché américain. »

La team

Alban Sayag

Determiné. Passionne. Competiteur. En tant que CEO et Fondateur, Alban Sayag mène son entreprise vers la réussite pour faire de WINGiT « the next big thing ».

Hy-Bien Nguyen

Efficient. Inventif. Végétarien. Hy-Bien Nguyen garantit le développement et les grandes orientations de notre technologie.

Elsa Duperray

Positive. Réactive. A l’affût. Elsa Duperray a pour objectif de faire connaître la marque WINGiT et développer sa renommée.

Christelle Alter

Déterminée. Enthousiaste. Persuasive. Christelle Alter assure la croissance rapide et la valorisation de l’audience WINGiT.

Thibault Jorge

Créatif. Consciencieux. Exigeant. Thibault Jorge conduit la Roadmap Produit et assure la direction artistique de la marque.

Pierre de Navacelle

Optimiste. Pragmatique. Têtu. Pierre de Navacelle développe et monétise le réseau publicitaire WINGiT Business.