story / 16-04-2018

Kymono ouvre un premier showroom à Londres

Kymono s’installe à Londres et ouvre un premier showroom en avril juste à coté de la gare de Waterloo dans les locaux de The Family. Cela fait des mois qu’Olivier Ramel (CEO de Kymono) prépare et peaufine ce lancement. La marque n’a seulement qu’un an mais elle a déjà conquis 500 clients en France dont 90% de startups avec sa gamme de vêtements et accessoires personnalisés aux couleurs de l’entreprise.

London Calling : L’ambition de l’équipe est encore plus grande à Londres. « L’écosystème est plus mature. Il y a 10 fois plus de startups que chez nous. Plus d’argent aussi ! Leur besoin d’illustrer le sentiment d’appartenance est également très fort. Le marché de la personnalisation textile y est donc immense ». Le lancement anglais s’inspire beaucoup de la secret sauce qui a fait le succès à Paris. Kymono a sélectionné les plus belles startups de Londres et leur offre un premier produit de la gamme en contrepartie d’un shooting photo. « Le choix n’a pas été facile du fait de la taille du marché. On s’est fixé sur une niche, les boîtes qui ont fait les plus grosses levées ».

Toute l’équipe mobilisée : Olivier a recruté Julia Bensadoun (ex The Linving Room, Webedia, Christian Dior) pour piloter l’activité sur place, une franco-britannique, qui connaît Londres comme sa poche. Une partie de l’équipe à Paris sera mobilisée à ses côtés et Olivier sera très présent sur place. « Je vais beaucoup m’impliquer dans les mois qui viennent. Je serai à Londres chaque semaine jusqu’à ce qu’on ait réussi notre percée ». Les chevaux sont lancés et Kymono ne compte pas s’arrêter la. La team prévoit de s’installer très vite à Berlin, Madrid et Lisbonne. « Dès que tout est opérationnel, je switche sur Berlin ». It’s just the beginning…

 

story / 14-03-2018

De 0 à 5 000 points de vente équipés dans 23 pays, retour sur la story de Weblib

En 2007, rares sont ceux qui lançaient leur startup en France… C’est pourtant ce qu’ont fait Florian et Arthur, amis depuis le lycée. Après quelques stages en grands groupes, ils comprennent vite qu’ils ne sont pas faits pour ce type de carrière. Ils ont l’idée de développer une offre dédiée aux cafés et hôtels parisiens : des netbooks connectés à un réseau Wifi. Nous sommes en 2007 et les smartphones ne sont pas encore monnaie courante. Cette offre permettra aux clients de ces établissements de surfer sur Internet et de ringardiser les cybercafés. Ils vont à la rencontre de plus de 500 établissements. C’est un échec cuisant comme s’en souvient Arthur : « je pense que l’on a eu le taux de transformation le plus faible de l’histoire commerciale ! ». Un produit peu séduisant et un effet d’échelle impossible car les clients sont des indépendants. Il faut tout repenser.

iPad et stations service : Le 27 janvier 2010, Steve Jobs présente sa dernière nouveauté au Yerba Buena Center for the Arts de San Francisco : l’iPad première version ! « C’était une véritable révolution dans le monde informatique. On n’a pas hésité une seconde. On a remplacé le netbook par l’iPad. Quand on commençait à prospecter avec des iPads, les gens nous recevaient juste pour pouvoir le tester ». En parallèle ils intègrent l’incubateur de Science Po. Ils rencontrent le Directeur Général de Total qui est membre du jury. Il leur souffle l’idée qui allait faire naitre Weblib : « pourquoi vous n’installeriez pas votre solution dans les stations services Total ? ». Les mots font mouche. Ils repensent leur offre : une tablette qui permet à la fois aux clients de consulter internet et qui permet aux points de vente de communiquer avec eux et de leur pousser des messages. Ils font un test sur une station service de l’autoroute de l’Est en France. Le succès est immédiat et ils déploient massivement leur solution chez Total.

La fièvre de la digitalisation : McDonald’s France repère leur solution. La chaine de fast food est en pleine digitalisation de ses restaurants. Arthur explique : « l’objectif de MacDo c’est d’être le premier choix des enfants et donc des parents. Avant ils proposaient des jouets en plastique et des piscines à boules. Aujourd’hui ils proposent des tablettes et Angry Birds pour caricaturer. ». Invités à la convention annuelle de McDonald’s à Orlando, ils réussissent à déployer leur solution aux USA. « C’était pour nous l’occasion de mettre le pied sur le marché américain. Nous étions des français qui installions des produits américains dans des restaurants américains. Fou ! » se souvient Florian. Ils enchainent la signature de grands comptes : Banque Populaire, BNP Paribas, Carrefour, Renault… Ils veulent tous mettre du digital dans leurs points de vente.

story / 22-02-2018

Avec plus de 100 000 clients en 2 ans, papernest devient le meilleur ami des phobiques administratifs

Comme beaucoup d’étudiants, Philippe déménage de nombreuses fois. À chaque fois c’est la même galère : souscrire un nouveau contrat d’énergie, une nouvelle box internet, rediriger son courrier… « La première fois que j’ai du le faire je suis tombé de haut. Je ne m’attendais pas à tout ça ! J’ai failli me faire mettre à la porte de mon appartement car je n’avais pas souscrit à une assurance habitation et je n’avais pas d’électricité car je n’avais pas fait le nécessaire. Sympa… ». Chaque année en France, 3,6 millions de foyers déménagent et pour tous c’est douloureux, ennuyant et chronophage. Dès l’été 2014, Philippe tient l’idée de papernest : permettre à toutes ces personnes de résilier et souscrire à tous leurs contrats en moins de 10 minutes et avec une expérience utilisateur incroyable. « J’avais envie de créer le Doliprane pour les phobiques administratifs. »

Mettre son appart en location pour prouver le concept : Philippe comprend vite qu’il lui faut un associé technique. Il pense tout de suite à Benoit Fabre, ancien copain de promo. Il adore l’idée : « simplifier la vie des gens, leur faire économiser 6h à chaque déménagement et tout ça de manière gratuite, c’est une idée que j’adorais ». Il faut dabord tester le concept. Ils se postent devant des agences immobilières et tentent d’interroger les personnes qui en sortent. Le flux est trop faible et la plupart des gens n’ont pas envie de répondre. En décembre 2014, ils ont alors l’idée de mettre l’appartement de Philippe en location sur le Bon Coin « pour de faux ». Philippe fait visiter et, à la fin, présente Benoit comme un ami qui monte sa startup qui propose de s’occuper de toutes les démarches administratives liées au déménagement à leur place. Beaucoup sont intéressés. Philippe témoigne : «  c’était un peu cruel pour eux car je n’avais pas du tout l’intention de le louer mais ça nous a permis de valider le concept et de faire nos premiers clients manuellement. »

Être pris à YCombinator et décliner : Février 2015, ils s’installent dans le salon de Philippe. Ils doivent rapidement prouver aux fournisseurs qu’ils sont capables de leur rapporter du volume. Pas le temps de développer la plateforme de leur rêve. Ils ouvrent une landing page sur le web avec un numéro à appeler, achètent un téléphone et creusent les canaux d’acquisition. Les débuts sont difficiles : « les premières semaines étaient un peu déprimantes. On faisait 1 ou 2 clients par semaine. Parfois 0 ! Et puis nous avons trouvé le bon canal et là les choses ont explosé ! ». L’accélération est brutale. Quelques mois plus tard, ils font déjà plus de 1 000 clients par mois. Début 2016, ils ont acquis une bonne connaissance de leur métier et de leurs clients et sont enfin prêts à développer la plateforme dont ils rêvaient depuis le début. En parallèle, malgré des journées harassantes, ils postulent à YCombinator et sont pris ! Mais la croissance est maintenant trop forte et ils déclinent pour se concentrer sur leur activité : « ce n’était pas une décision facile à prendre mais on a préféré se concentrer sur notre croissance en France et ça nous a permis de faire X3 en terme de CA ! ». En 2017, ils lèvent 10 millions d’euros, passent la barre des 100 000 clients et font monter l’équipe à 130 personnes. Pourtant 95 % de la population continue de souscrire de manière individuelle à tous leurs contrats. Ça promet !

story / 21-02-2018

Agricool et Monoprix : les premiers tests très prometteurs

La liste d’attente pour avoir la chance de gouter les fraises Agricool est aussi longue que devant un restaurant BigMamma à 19h. 10 000 personnes ont réservé leur barquette de fraises et 1 000 heureux gourmands ont déjà pu les acheter en avant-première. Depuis 4 mois, l’équipe a privilégié la distribution directe et parcouru 273 km en triporteur pour aller à la rencontre de leur communauté. Mais pour Guillaume, le CEO, « la vision de départ, c’est de rendre nos fraises accessibles à grande échelle. Il faut donc expérimenter en parallèle plusieurs modes de vente : en magasin, en triporteur et en entreprise».Agricool travaille déjà sur un modèle de distribution à grande échelle. L’équipe a donc voulu rencontrer le maximum d’acteurs de la grande distribution, toutes enseignes confondues, pour voir « s’il n’y avait pas quelque chose à faire ensemble ! ».

Le bon accessible à tous en centre-ville ! 70 % des français achètent leurs fruits et légumes en supers ou en hypers. Le défi est à la hauteur de l’ambition. « C’est vrai que nous ne sommes pas encore un poids lourd en production mais nos interlocuteurs comprenaient bien l’intérêt d’une production de qualité, urbaine, à proximité des magasins ». Au final, après 6 mois de discussions, plusieurs enseignes sont intéressées. Le premier test est fait avec Monoprix. Il faut dire que le slogan de l’enseigne « rendre le bon accessible à tous, en centre ville » aurait pu être aussi celui d’Agricool !

C’était dingue ! Le samedi 17 février, c’est le grand jour au Monoprix d’Asnières-sur-Seine. Charlotte et Georges, les cooltivateurs, déposent les barquettes sur un meuble conçu spécialement pour l’occasion. Il y en a 46, toute la récolte du matin du cooltainer de la Halle Flachat, à moins d’un kilomètre du magasin. Guillaume est sur place et le directeur du Monoprix lui fait visiter les lieux. Lorsqu’il revient 45 minutes plus tard, tout a déjà été vendu ! « L’accueil a été fantastique. C’était même dingue ! Les gens n’en revenaient pas de pouvoir acheter des fraises cueillies le matin même, juste à côté de chez eux, en plein mois de février. Surtout après qu’on leur ait fait goûter une fraise ! On sentait un vrai plaisir, en plus avec avec le froid qui les attendaient en sortant. On voyait aussi que les salariés de Monoprix étaient super contents ». Le test va se poursuivre en changeant les horaires ou les jours de présence (deux par semaine pour l’instant) pour trouver la formule idéale avant d’étendre la démarche, en priorité à proximité des 3 autres cooltainers parisiens (Bercy, Station F, Stade de France), sachant qu’il y a plusieurs centaines de Monoprix dans la région parisienne. De quoi doper la production !

story / 30-01-2018

Avec plus de 1 000 clients par jour, Anticafé impose son modèle novateur entre café et coworking.

Leonid est ukrainien et a l’entrepreneuriat dans le sang. Il monte sa première boite à 17 ans : édition et distribution de magazines gratuits pour étudiants. En 2010, il décide de quitter l’Ukraine pour venir faire son master en France : « la France un pays magnifique, la cuisine est divine, la culture incroyable mais je me disais que jamais, je ne ferai de business ici. À cette époque, l’entrepreneuriat ne faisait pas rêver. Les investisseurs et les banques ne suivaient pas vraiment. Dans mon école le plupart des gens voulaient faire carrière dans la banque ou dans l’audit mais pas créer leur boite. » Pourtant, 2 ans plus tard, Leonid crée sa nouvelle société en France.

Café, Macdo ou Starbuck ? : Pendant un projet d’étude, ils travaillent en groupe avec 4 autres étudiants de sa promo. Ils cherchent un lieu pour pouvoir avancer ensemble. Les cafés c’est impossible : « C’est à ce moment là que j’ai compris pourquoi les touristes n’aimaient pas trop les serveurs français. Rester 3h dans un café en France en ne buvant qu’un café, c’est prendre le risque d’être mis dehors. ». Starbuck est trop bruyant. Solution de repli : le MacDo. Ça le marque beaucoup. « Je me suis dit que j’allais créer quelque chose qui me manquait en France : un concept entre le café, le coworking et la maison ». Le modèle est simple : le client ne paie pas ses consommations mais le temps passé sur place : 5€ par heure, 240€ par mois. Simple, efficace et novateur !

7/7 et nuits blanches : Les débuts sont rudes. Leonid cherche le lieu parfait. 6 mois plus tard, il trouve une ancienne galerie d’artiste rue Quincampoix. En 10 jours, avec l’aide d’amis, il ouvre le premier Anticafé le 12 avril 2013. Il est seul à gérer la boutique pendant les premiers temps : « pendant 70 jours, j’ai travaillé 7 jours sur 7 et fait plusieurs nuits blanches. Au départ je ne savais même pas me servir des machines à café. C’est un ami designer qui m’a appris ». Les premières réactions sont très partagées : 30 % des gens adorent. 70% ne comprennent pas du tout le concept et n’y adhèrent donc pas. Il tient bon, évangélise et le concept prend. En 2014, il ouvre 3 nouveaux Anticafé. Fin 2017, l’enseigne compte 12 lieux et plus de 1 000 clients par jour. Objectif 2020 : devenir le leader en Europe avec 50 établissements. Sky is the limit !

story / 17-01-2018

De 0 à 1 000 clients en 18 mois, PayFit réinvente la gestion de la paie

Firmin, Ghislain et Florian sont avant tout des amis. Ghislain est autodidacte. Firmin sort d’une école de commerce. Florian termine ses études d’ingénieur. Très tôt, ils savent qu’ils veulent créer quelque chose : « l’idée c’était de trouver un enjeu énorme, un gros problème à résoudre avec de la tech ». En discutant avec des DRH, entrepreneurs et salariés, ils mettent le doigts sur la paie : aucun employeur n’est satisfait des solutions utilisées pour gérer la paie de ses employés. C’est dense, compliqué, couteux et long à faire : « En France, nous avons un héritage social qui rend le code du travail ultra dense. Si vous ajoutez à ça la complexité des conventions collectives vous arrivez à une fiche de paie à plus de 45 lignes de cotisations. ». PayFit nait en 2015.

JetLang : L’aventure démarre dans la coloc de Firmin et Ghislain, avenue des ternes à Paris. l’objectif est limpide : simplifier la vie des DRH, directeurs financiers et des employés. « On a appris la paye au fur et à mesure que nous construisions notre système. Nous n’aurions jamais réussi à faire ça si nous venions déjà de ce monde là ! ». Surtout ne pas s’inspirer des concurrents. Ils se forcent à ne pas regarder ce que font les autres pour garder les idées fraiches et repenser toute l’expérience client. Pendant que Firmin apprend à faire des fiches de paie sur Excel, Ghislain et Florian développent leur propre langage informatique pour lui permettre ensuite de coder lui même les règles de paie : « Ce n’est donc plus une armée d’experts en paye qui travaille avec une armée de développeurs. Ce fonctionnement est contraignant et limité. Nous avons voulu créer notre propre langage, le JetLang, pour permettre demain aux experts de la paye de pouvoir tout coder eux même.  ».

Mise en orbite : « C’était assez particulier car au bout de 6 mois on n’avait aucun produit utilisable mais juste un langage qui permettrait à terme de faire un produit. C’est une trajectoire un peu particulière mais on savait ou on allait et ça a permit de séduire les premiers investisseurs. » . Ils rencontrent Jean de la Rochebrochard qui a l’époque travaille encore chez The Family. Il comprend tout de suite l’enjeu et aime leur approche. Ils lèvent 500 000 euros et recrutent leurs premiers collaborateurs pour les aider à construire le produit. Les bêta users testent le solution Payfit dès mars 2016 : Nestor, Heetch… Grâce à leurs retours, les équipes affinent le produit. En avril 2016, ils lancent la commercialisation. Les premiers clients arrivent très rapidement. L’expérience utilisateurs est excellente : « notre modèle c’était Captain Train. On voulait faire une interface ultra intuitive et une expérience utilisateur très épurée. » Deuxième levée de fonds en octobre 2016 : 5 millions d’euros. Des entreprises de taille plus importante signent chez PayFit : Doctolib, Big Mamma, la Ruche qui dit Oui, Gameloft… Juillet 2017, PayFit lève 14 millions d’euros pour accélérer son développement en Europe : Espagne, Allemagne, Royaume Uni, Italie… Moins d’un an et demi après son lancement, la startup enregistre plus de 1 000 clients.

story / 16-01-2018

Monsieur T-shirt : du cauchemar au record de l’année

Monsieur T-Shirt c’est 3 000 t-shirts vendus par jour et un CA de 5 millions d’euros en 2017. En 5 ans, Arnaud, son frère Vincent et Simon, leur ami d’enfance, sans aucun business plan et avec une très grosse envie de travailler en s’amusant, on rassemblait autour d’eux une équipe incroyable de 50 personnes prêtes à tout pour faire toujours mieux. Les fondateurs ont pu encore le vérifier le jour du Black Friday.

Du paradis à l’enfer : 24 novembre 2017 : c’est l’un des moments le plus importants de l’année pour l’activité. « Les 5 semaines de Noel représentent 35% du CA annuel. Il ne faut pas se rater ! ». Les équipes se sont préparées au raz de marée. Dès minuit, les commandes démarrent fort. À 09H00 du matin, le site enregistre déjà plusieurs centaines de commandes. C’est l’euphorie. Les chiffres ne font que grimper. Le record de la plus grosse journée va être battu. Une heure plus tard, à 10H00 le site plante. Trop de visiteurs. Les serveurs n’ont pas supporté la charge : « Cette journée devait être le début de la période de Noël pour nous. Je crois que c’était le pire jour de ma vie d’entrepreneur » explique Arnaud. L’enfer commence. Il faut comprendre d’où vient le problème.

Record explosé : Il n’y a pas une minute à perdre. Tout le monde est sur le pont. Tout est mis en pause le temps de trouver la panne : newsletters, sms, publicités online, atelier de production… « ce qui devait être le plus beau jour de l’histoire de la boîte est devenu une course contre la montre. » témoigne Arnaud. 10h plus tard, à 20h00, ils réussissent à identifier la faille : un dysfonctionnement de leur CMS Prestahop. Le bug corrigé, les serveurs fonctionnent de nouveau normalement : « avec des sites inaccessibles de 10H00 à 20H00, nous avons pourtant réalisé 75% du chiffre d’affaires du Black Friday de l’an dernier. Impensable. » confie Vincent. Et comme si ce résultat n’était pas suffisant, 20 jours plus tard, le 13 décembre, Monsieurtshirt.com explose son record historique. Moralité : réagir vite, bâtir une équipe solide et ne jamais baisser les bras.

story / 16-01-2018

Monsieur T-Shirt : avec 3 000 t-shirts vendus par jour, cette startup a réussi à imposer sa marque fun et décalée

Fin 2012, Vincent, son frère Arnaud et leur ami Simon, vivent leur premier échec entrepreneurial : une cabine d’essaye virtuelle. Arnaud décroche le premier. Il remarque que le produit qui se vend le mieux dans cette cabine d’essayage c’est le t-shirt. Il a envie de lancer une plateforme web de marques de t-shirts difficiles à trouver ailleurs. Rien à fabriquer. Rien à stocker. Juste revendre. Ça leur permet de limiter la mise de départ. Vincent et Simon sont convaincus. L’aventure Monsieur T-shirt démarre en janvier 2013.

7 600 € et 6 mois. Pas plus ! : Pas question de refaire les mêmes erreurs. Ils ont peu d’argent (7 600 € à trois exactement) et il faut aller vite pour vérifier la traction. En 5 mois ils créent leur propre boutique en ligne avec Prestashop et recensent 60 marques. Ils lancent l’activité le 6 mai 2013 à midi. Ils se laissent 6 mois pour prouver que ça peut fonctionner. Pas plus. « 1h15 après le lancement un client achete 3 t-shirts. C’était notre première vente. Je m’en souviens parfaitement car il y avait un fournisseur différent pour chacun d’eux. Je me suis dis que c’était le début de la galère ! » . Pendant les premiers mois, ils vendent 15 à 20 produits / jour : « chaque soir, on envoyait un Google Docs à nos fournisseurs avec les commandes les concernant pour qu’ils puissent les expédier ». C’est un bon début mais ça reste trop peu pour en vivre. 3 mois après le lancement, premier trou d’air : « nous avons vendu 0 t-shirt au cours d’une journée. Ça nous a tout de suite rappelé notre ancienne aventure entrepreneuriale. L’angoisse était là. ».

Tout maitriser pour gagner : La concurrence s’installe vite. Pour tirer leur épingle du jeu, ils décident de créer leur propre marque : « On avait envie de créer une marque qui nous ressemble : sincère, simple et drôle. À l’époque c’était la mode des photos de personnalités politiques sur les t-shirts et notamment Chirac. Aucun de nous n’était designer. On a ouvert Paint et tout fait nous même. » se souvient Arnaud. Les ventes prennent mais sous-traiter la fabrication et l’expédition allonge les délais. Simon, l’associé technique sait que pour croitre vite et fort ils doivent tout maitriser : fabrication, expédition, SAV… Dès les premiers milliers d’euros économisés, ils recrutent quelques développeurs et achètent leur première machine : « nous étions dans des locaux à Max Dormoy. C’était d’anciens studios X. Nous avions installé l’imprimante dans un local de 6m2 et commencé à faire nos premiers tshirts ». Grace aux travail des développeurs, les équipes gagnent en productivité. Les ventes s’envolent. Sans levée de fonds, sans business plan, Monsieur T-Shirt et ses déclinaisons (Madame T-shirt et Bébé T-shirt) réalisent un CA de 4M € en 2016 avec une équipe de 35 personnes repartie entre Paris et Bordeaux. Prochain objectif : 10M € de CA par an !