16-11-2017

PayFit : de 200 m2 à 1 500 m2

En plus d’être la startup qui révolutionne la fiche de paie, PayFit c’est aussi une boite qui pousse plus fort que la « Big Fucking Rocket » que nous prépare Elon Musk. Jugez par vous même : croissance de 300% en 1 an… Ils sont passés de 300 à 1 000 clients entre octobre 2016 et octobre 2017. Entre temps, comme s’ils n’allaient pas assez vite, ils ont bouclé une levée de 14 millions d’euros en juillet pour attaquer l’Espagne, l’Angleterre et l’Allemagne. Côté équipe, ils étaient 10 il y a un an. Ils sont 56 aujourd’hui et prévoient de doubler leur effectif d’ici 2018. Difficile de respirer dans leurs « petits » 200 m2. Il est temps de déménager.

Garder le secret : Margaux, Content Manager, se souvient de leur emménagement il y a un an rue de Paradis à Paris : « j’avais envie de m’occuper de la déco et je l’avais proposé à Firmin, notre CEO. Il avait ri et m’avait répondu : t’embêtes pas avec ça, dans un 1 an on aura déjà déménagé. Je n’y croyais pas. Il avait raison ». Dès juillet, les fondateurs cherchent de nouveaux locaux. Ces bureaux sont très importants pour eux : « c’est un lieu où toute l’équipe passe beaucoup de temps. C’est important que tout le monde se sente chez soi ». Ils veulent un lieu dans Paris et qui peut absorber leur croissance. Les visites commencent mais ils gardent le secret auprès de leur collaborateurs pour leur faire la surprise. La seule à être au courant en plus des fondateurs c’est Amandine, la RH. Certains racontent : « On était en mode fouine ! Quand ils partaient en rendez-vous on les suivait sur Zenly pour essayer de deviner où on allait atterrir. Ils l’ont compris et ont figé leur position ! ».

1 500 m2 : Fin juillet les recherches sont terminées. Ils ont trouvé : 1 500 m2 dans le 17ème arrondissement de Paris. Les travaux peuvent commencer pour restructurer l’espace. Firmin, Ghislain et Florian confient à Adrien de la startup Plato.Paris et Nicolas, architecte d’intérieur, la réalisation des meubles et bureaux. Bien entendu, l’équipe de PayFit tente d’en savoir plus en espionnant le compte Instagram d’Adrien. Il est obligé de le bloquer pour garder le secret. Après 2 mois de travaux, un jeudi soir début octobre, les fondateurs réunissent leur équipe à 18h00 pour boire un verre. À 18h03, tout le monde sait enfin où sont les nouveaux bureaux de PayFit ! Comble de l’élégance, le lundi suivant, ils ont rendez-vous dans leur nouveaux locaux mais tout a été déménagé durant le week end. Firmin, Florian, Ghislain et Amandine se sont occupés de faire tous les cartons. Trusk a tout transporté et installé. Les collaborateurs découvrent le nouveau lieu de travail : 1 500 m2 sur trois étages, une salle de sport, des douches, un rooftop, un espace chill, vue sur tout Paris… Comment ne pas être efficace dans un lieu comme ça ?

10-11-2017

Kymono : le culture designer qui habillent les plus belles startups

Olivier n’en est pas à sa première entreprise. En novembre 2016 il prend un café avec Alice Zagury, cofondatrice de The Family. Olivier explique notamment sa première expérience entrepreneuriale au lycée. Il fabriquait des sweats au couleur de son école. L’idée interpelle Alice : « mais mec, toutes les startups veulent des fringues à leur image ! ». Construire une culture forte pour les startups c’est indispensable pour recruter, engager ses équipes et faire de la croissance.

Moins de 2h : Olivier appelle directement Hugo, ami de son frère et véritable spécialiste dans le secteur textile. Il est tout de suite emballé. En moins de 2 heures, Kymono est né. Hugo, Olivier et The Family s’associent. Ils lancent l’activité très vite. Dès février 2017, Kymono propose plus de 200 références : t-shirts, sweats, casquettes, sacs …

300 000 euros : Dès les premiers jours, les commandes affluent. La startup réalise 35 000 € de CA le premier mois. Les plus belles startups font appel à Kymono : Zenly, Agricool, Google, Station F, eFounders, Clustree. Olivier se concentre sur l’expérience client. Il installe un showroom dans les locaux de The Family : « les clients veulent voir, toucher, essayer. ». En 6 mois d’activité, la startup totalise 300 000 € de CA . Les startups se passent le mot. La demande est 100% organique. Chiffre d’affaires visé pour leur première année : 1 million d’euros.

30-10-2017

Alan s’affiche dans le métro

Voila déjà 1 an qu’Alan a commencé à changer les règles du jeu de l’assurance santé. La croissance s’est faite par bouche à oreille avec déjà de très belles métriques. La startup veut maintenant renforcer sa notoriété et sa visibilité afin de passer un cap et se faire reconnaître par un public plus large. La fin d’année est une période clef dans l’assurance. Les assurés ont jusqu’au 31 octobre pour résilier leur contrat. Chez Alan, les entreprises sont libres de partir quand elles le souhaitent. Ils brisent les règles du marché, cassent les codes et veulent le faire savoir.

TV, radio ou affichage ? : La TV ? Tentant mais hors budget. La radio ? Pas une bonne idée : en septembre/octobre, toutes les assurances communiquent. Leur message sera noyé. L’affichage dans le métro semble la meilleure solution. Pour en avoir le coeur net, Jean-Charles, le CEO, rencontre d’autres startups qui ont testé : Lydia, Yomoni, Made.com, Printic… Toutes confirment la même chose : « en terme de brand awareness (notoriété), l’impact est très puissant. ». En juin 2017, la décision est prise : Alan va s’afficher dans le métro parisien.

2 campagnes / 780 affiches : L’équipe commence par brainstormer pendant 3 heures : « on trouvait les assurances incompréhensibles. On a donc voulu accès le message sur la simplicité : “Alan, l’assurance santé sans maux de tête”. ». La création de l’affiche est confiée à Rétrofutur. La première campagne débute le 11 septembre. Au total, 300 affiches sur l’ensemble du réseau métropolitain et 4,8 millions de franciliens touchés. Les résultats sont immédiats : 3 à 4 fois plus de traffic sur le site. Céline Winant-Pateron, Head of Growth confie : « avec 300 affiches, nous avons eu une affiche dans une grande majorité des stations de métro, On était super contents mais on voulait aller un cran plus loin ». La deuxième campagne démarre le 2 octobre et comporte 480 affiches. L’ensemble de la ligne 14 est couverte avec 80 affiches. L’effet sur les visites est beaucoup plus stable « Sur celle-ci, on était vraiment partout. Avec l’affichage, l’impact ne peut se calculer qu’en différentiel mais il est certain qu’en termes de brand awareness, cela a été un levier incroyable…» . Bilan de l’opération le 31 octobre.

26-10-2017

Comet : la startup qui réenchante le matching entre freelances et entreprises

Charles, Valentin et Joseph sont potes depuis 9 ans. Rencontrés en école d’ingénieur aéronautique. Charles et Valentin débutent dans une SSII. Ils gèrent des consultants informatiques. Leur constat est sans appel : le monde du service n’a pas évolué depuis 100 ans. Il s’est déshumanisé. Joseph raconte : « on se voyait souvent en soirée. Je voyais se développer chez eux une fibre très commerciale. C’est un monde focus uniquement sur la rentabilité. Alors oui il y avait moyen de faire de l’argent mais on trouvait que tout ça manquait de valeurs humaines. ». Le statut de freelance est en train d’exploser. Aux Etats-Unis, par exemple, dans les verticales tech & data, il y a plus de freelances que de salariés !

Bubble : Été 2016, ils quittent leur job, investissent 300 € chacun et créent Comet. Objectif : connecter les meilleurs freelances tech & datas avec les entreprises pour leur proposer les plus belles missions. Il faut tester l’idée mais ils ne sont pas tech, pas produit et non aucune culture startup : « on a cherché sur internet. On a trouvé une solution qui s’appelle Bubble qui permet de créer une app web ou mobile sans une ligne de code, pour 70 balles par mois ». De son côté, Corentin passe ses journées à appeler tous les freelances du marché : « en toute honnêteté je pense que je connais tous les freelances de la communauté ! » Les resultats sont immédiats : freelances et entreprises sont emballés. Les premiers euros tombent.

La rencontre avec Arnaud : Pendant les premiers mois la croissance est très forte : « on avait du mal à délivrer car on faisait tout à la main. Nous n’étions que 5 ». Il faut lever de l’argent pour recruter une équipe tech. Indispensable pour scaler. Ils lèvent 2 millions d’euros en 2017 auprès d’Otium Capital et Kima Ventures. Charles cherche un CTO désespérément « j’ai du en rencontrer une quarantaine. Souvent des mecs brillantisimes, mais il manquait le fit humain. ». Un de leurs business angels lui transfère un mail avec le message suivant : « Check ça. Concurrent? CTO ? ». Arnaud est en train de développer le même concept dans sa chambre sous le nom de Briq. Ils se rencontrent. L’entente est incroyable. Ils parlent le même langage, partagent la même envie. Arnaud rejoint Comet en tant qu’associé CTO en juin 2017. En septembre 2017, ils sont 25 dans l’équipe et génèrent 600 000 € de volume d’affaires par mois.

19-10-2017

Ironhack : 9 semaines au coeur du bootcamp pour devenir développeur web

Nadir est dans la vente. Depuis un moment il se demande s’il a envie de faire ça toute sa vie. Son beau-frère évolue dans le digital et lui parle souvent de code. Bénédicte, elle, a depuis longtemps envie de monter son projet. Tous les blocages qu’elle rencontre son technique : trouver un CTO, recruter des devs… Tous les deux veulent comprendre, se former au développement web et décident de s’inscrire à Ironhack

9 semaines : La formation est répartie en 3 modules qui mêlent à chaque fois 2 semaine de théorie et 1 semaine de pratique pour mettre en application ce qu’ils ont appris : « c’était génial car on se rendait compte que l’on progressait. C’est ultra enthousiasmant ! ». La premier module se focalise sur le front : CSS, HTML, JavaScript… Le deuxième module s’attarde sur le back-end : node.js… Durant le troisième module, ils développent leur propre application full stack.

Apprendre à apprendre : Après 9 semaines de formation, Nadir et Bénédicte ont acquis l’essentiel pour coder par eux même. Mais Ironhack leur a surtout appris à apprendre comme en témoigne Nadir : « Ironhack m’a apporté l’essentiel pour ma future carrière. Je n’ai pas seulement appris à coder. Aujourd’hui la formation est finie et je suis capable d’apprendre un nouveau langage tout seul ». De son côté Bénédicte a déjà son MVP et peut lancer son activité.

04-10-2017

Superprof : la startup aux 1,7 million de professeurs, qui redonne l’envie d’apprendre

2006, Yann vient de terminer sa prépa. Il veut donner des cours particuliers. Aucune plateforme sur internet ne le satisfait. Il décide de créer la sienne : cherchecours. Sans trop s’en occuper, la plateforme regroupe 6 ans plus tard plus de 100 000 professeurs. De son côté, Wilfried tombe amoureux d’Airbnb en 2012 : « je trouve l’outil formidable. Il réussit à créer de la confiance entre 2 utilisateurs qui ne se connaissent pas. ». Ayant donné des cours particuliers toute sa vie, il décide de créer Superprof sur cette base là.

La fusion : Wilfried qui a développé une technologie contacte Yann pour racheter sa communauté. Ils se rencontrent et s’entendent tellement bien qu’ils décident de s’associer pour développer Superprof ensemble ! Le service permet de faire matcher un élève avec le prof parfait. Dès le premier mois, ils font 6 000 euros de CA et se développent en boostrappant. La communauté de professeurs croit rapidement et Camille rejoint l’aventure en tant que premier salarié pour gérer et faire grandir cette communauté.

Penser international dès le départ : Tout le monde aime apprendre. La transmission de savoir est universelle. Dès le départ, Yann et Wilfried développent la plateforme pour qu’elles puissent être accessible à l’international. En 2015, par amour des tapas et du soleil ils commencent par ouvrir l’Espagne puis enchainent l’Italie, l’Angleterre, l’Allemagne. Ils enchainent avec le Brésil. En 2016, ils ouvrent le Brésil, le Méxique, les Etats-Unis. En 2017, ils prévoient d’ouvrir 10 pays. Superprof réunit plus de 1.7M de professeurs dans le monde.

28-09-2017

Les Éclaireuses : avec 350 millions d’articles et vidéos vus par mois, ces 2 amies ont réinventé le média féminin

Chloé et Mélody en ont marre de la presse papier. 100% millenials, elles veulent le contenu sur leur mobile et les réseaux sociaux . Aucun média féminin n’a compris les nouvelles règles du jeux. La voie est libre. « Nous nous sommes dit : finalement qui mieux que nous pour créer le média dont on a envie ? » Début 2014, elles écrivent quelques articles sur la mode avec un style bien à elles : elles écrivent comme si elles s’adressaient à des amies. Sur Facebook, l’engouement est immédiat et la communauté grandit très rapidement. En 3 ans, elles réunissent 4 millions de femmes autour de leur média nouvelle génération.

Rentable en moins de 2 ans : Une communauté aussi puissante a de quoi séduire les annonceurs. Pour monétiser leur activité, elles prennent le risque de ne proposer que du brand content pour respecter leurs lectrices. Les débuts sont difficiles. Les marques ne comprennent pas forcément. Mais à force d’évangélisation, les résultats sont payants et les annonceurs leur font confiance. Les Éclaireuses sont rentables en moins de 2 ans.

350 millions d’articles et vidéos vus/mois : En 3 ans, Chloé et Mélody ont réussi à réinventer le média féminin avec les codes des nouvelles générations. Les chiffres sont étourdissants. 200 millions d’articles lus par mois. 150 millions de vidéos vues. Après avoir réussi à rassembler la génération Y, avec leur équipe de 25 personnes elles comptent bien aller plus loin et créer de nouveaux médias pour parler à d’autres générations.

13-09-2017

Qonto : le compte bancaire 100% en ligne pour des entrepreneurs et par des entrepreneurs

Steve et Alexandre n’en sont pas à leur coup d’essai. Ils avaient créé ensemble Smok.io, une cigarette électronique connectée. La société a été revendue à un groupe du Fortune 500. Le plus douloureux pendant cette première aventure entrepreneuriale ? La banque. « Tout était une véritable galère : ouvrir un compte, gérer notre compte courant, émettre un virement… Il y avait les néobanques pour les particuliers mais rien pour les TPE/PME  On avait l’intuition qu’il y avait quelque chose à faire ». En 2016, ils lancent l’aventure Qonto.

Construire le produit parfait : Ni l’un, ni l’autre ne vient de la banque. Ils ont tout à apprendre. Ils rencontrent beaucoup de personnes du monde bancaire pour comprendre le fonctionnement. En parallèle, ils testent l’idée auprès de 200 entrepreneurs de leur entourage. Comme ils n’ont pas de compétences techniques, ils recrutent Gabriel en tant que VP Engineering. Ils lèvent rapidement 12 millions d’euros et construisent une équipe de développeurs et designers chevronnés.